JP'Action, c'est...
Du SUP...
De la passion...
Du "Ocean Spirit"...
Des Photos...
Des sessions...
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Du SUP...
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Des sessions...
Greg Closier fait partie des tout premiers en Bretagne à être monté sur
un Stand Up Board, mais non seulement ça, il croit fermement que ce sport est adapté à sa région... Et il le prouve en s'impliquant...
Peux-tu te présenter en quelques mots, et raconter ton vécu marin ?
Bonjour, je m’appelle Grégory Closier, j’habite à Landunvez (Finistère nord/Bretagne), j’ai 33 ans et ça fait 20 ans que je suis accro au surfing. J’ai créé mon école de surf (SweetSpot) et depuis peu un surf shop (NorthPoint Surf Shop).
Depuis quand fais-tu du SUP, et comment y es-tu venu ?
J’ai découvert le SUP lorsque Laird est venu en Europe pour sa traversée de la Manche. A l’époque je travaillais pour un club de surf, j’ai commencé à en faire sur une board de surf tandem (avec une pagaie beaucoup trop courte !).
Au début c’était vraiment occasionnel, en fait je me suis mis à fond dans le SUP depuis l’année dernière.
Tu as l’occasion d’utiliser pas mal de matériels différents... Quelles sont les planches que tu as préférées de tes débuts à maintenant ?
Ma première board était une 12’ NFA Gong d’occase et une pagaie alu de 2m (et là elle était beaucoup trop longue pour moi !), ensuite j’ai choppé une 10’2 Gong et une pagaie Select à ma taille... Quelques mois plus tard j’ai craqué pour une 10’ C4. Puis je me suis commandé une pagaie Kialoa directement d’Hawaii et je me suis fait shaper une 9’5 avec Sergio le shaper de Black Local... Depuis quelques jours j’ai une PSH 9’3 Ripper.
Chacune de ces boards fut à un moment adaptée à mon niveau, mais c’est vrai que quand on s’y met à fond on progresse vite, du coup pour suivre au niveau du matériel c’est pas évident (gros budget !!). Pour ma part, je n’ai pas voulu répéter les mêmes erreurs qu’en surf (commencer avec une board trop radicale et griller les étapes) du coup en ce moment, c’est une nouvelle board tous les 4 mois !! J’ai fait seulement quelques sessions avec ma 9’3 et c’est incroyable, beaucoup plus rapide, plus de relance et plus maniable que mes précédentes boards, vu mon gabarit (1m70/72kg) elle est encore un poil volumineuse mais du coup elle passe bien dans toutes les conditions (même ultra venté, clapot, etc…).
Session(s) inoubliable(s) ?
Je n’ai pas encore eu de session incroyable en SUP, genre 2m parfait avec des barrels. En général je prends mon shortboard pour ces conditions, mais ça risque de changer avec ma nouvelle board ! J’en suis vraiment arrivé à un point ou c’est hyper difficile de choisir entre mon shortboard ou mon SUP.
Il y a tout de même quelques sessions que j’ai en mémoire, comme cette session sur une jolie droite dans une petite crique derrière un phare, seul à l’eau car trop de courant pour les surfeurs (Voir vidéo). Sinon une belle session un peu engagée sur un reef assez chaud près de chez moi.
La Bretagne fait partie des régions Française motrices pour le SUP. Quels sont tes engagements à ce propos ?
Je ne sais pas si la Bretagne compte plus de pratiquants qu’une autre région, mais je pense que la Bretagne est propice au développement du SUP et ce pour plusieurs raisons : tout d’abord la multitude de spots idéaux pour le SUP (grandes plages avec de la place et des vagues molles, des reef « sous surfés » au large), la mentalité « ouverte » et la polyvalence des surfeurs et autres riders (windsurfer, kite, kayak, etc…).
Je pense tout de même que le SUP a sa place dans n’importe quelle région de France où il y a de l’eau !
Comment vois-tu l’avenir du SUP pour toi, et pour le sport ?
Je pense que le SUP sur le flat (balade, course, downwind, fitness) à un bel avenir.
Mais comme beaucoup de surfeurs, je m’inquiète d’un développement anarchique de la discipline dans les vagues. En effet le surf voit son nombre de pratiquant augmenter chaque année et les problèmes de surpopulation (et de tensions) sont de plus en plus fréquents. Les « super » ne sont en général pas très bien acceptés. Il est important de respecter quelques règles afin de promouvoir la discipline et surtout ne pas la rendre impopulaire (ne pas se gaver de vagues, choisir un spot adapté à son niveau, apprendre les bases sur zone dégagée, respecter les autres surfeurs, etc…).
Par contre je ne suis pas non plus pour « m’effacer » complètement. Je m’explique ; à partir du moment où le « SUPer » respecte les règles de priorité et de convivialité et estime ne pas être un danger pour les autres surfeurs, je ne vois pas pourquoi il devrait systématiquement quitter le meilleur pic et s’éloigner sous prétexte qu’avec un SUP on peut se contenter d’une vague de moins bonne qualité.
Je pense que les shops qui vendent des Stand Up Paddle Boards ont un rôle important à jouer
notamment pour les nouveaux pratiquants. Il faut éduquer les pratiquants (surtout ceux qui n’ont pas d’expérience en surf) pour que le SUP trouve sa
place sur les spots.
Merci Greg pour ces commentaires à propos de ta nouvelle passion. Rendez-vous maintenant le 30 et le 31 mai pour le premier Contest 100% SUP de bretagne dont
tu es l'organisateur principal.
Bon courage pour la préparation, et à très bientôt...
Dave, veux-tu te présenter en quelques mots, et raconter ton vécu marin ?
David VINCENT, alias Crafter ou Dave sur les différents forums internet sur lesquels j’interviens... J’ai passé
les 18 premières années de mon existence loin de la mer, en région parisienne, avec une escapade en Corse tous les étés pour y apprendre le windsurf, sport que je pratique encore aujourd’hui de
façon assidue.
Fin d’étude et début de vie active en BZH sud ou j’ai ajouté au windsurf la pratique du surf voilà 12 ans et celle du SUP depuis 3 ans. Un petit passage d’un an en méditerranée pour participer
activement au développement du SUP aux cotés de Patrice et Jean-Michel, et retour en BZH depuis 8 mois pour essayer de convertir ce peuple de têtus au SUP, qui est pour moi, « la meilleure
façon de surfer ».
Depuis quand fais-tu du SUP, et comment y es-tu venu ?
Depuis un peu plus de 3 ans, en même temps que l’arrivée des premières planches de SUP de séries en France ! Un peu comme tout le monde à cette époque, les photos de Laird dans les mags m’énervent, et les récits des premières Sessions de Patrice finissent de me convaincre.
J’avoue avoir eu du mal à accrocher au début, en partie à cause d’un support inadapté à mon gabarit, mais depuis que la NFA existe c’est que du bonheur !
Quelles planches as-tu utilisé, aimé, adoré... de tes débuts à maintenant ?
J’ai eu la chance d’essayer et de posséder tour à tour quasiment toutes les planches de la gamme GONG ; la NFA reste pour moi le support idéal, et à chaque fois que je pars sur le spot avec d’autre boards, je finis toujours sur celle là !
J’ai eu également l’occasion de tester différents shapes d’autres marques (Mistral, Starboard, South point), mais aucun ne m’a convaincu comme le shape de ma NFA.
Session(s) inoubliable(s) ?
First : deux sessions parfaites à Contis au printemps 2008, avec Pat, Arnaud, et Bruno Loustalan
Second : une session mi juillet 2007 sur le spot de « la mousse » à la côte des basques, mes premières « grosses » gauches
Third : une session magnifique cet hiver sur la vague de Port Louis en Guadeloupe.
...Sans oublier un apéro JD inoubliable (Les initiés comprendront!), de nuit, au large de Carry-Le-Rouet, un soir de décembre 2007 entre amis.
Comment vois-tu l’avenir du SUP pour toi, et pour le sport ?
L’avenir du SUP pour moi passera par l’achat d’une nouvelle planche pour compléter ma NFA et aller charger des vagues plus grosses, c’est aujourd’hui ça qui m’attire. Je compte également surfer mes deux longboards (10 et 11’) avec ma pagaie grâce à la nouvelle trouvaille de Pat, le Paddle Clip.
Le sport, je le vois évoluer de façon très
diverses, chaque « figure » de ce sport ayant des attentes et des désirs tellement variés ! Bien malin celui qui dira ce que le SUP sera dans 2, 5, 10 ans. M’éloignant peu à peu du
surf business, j’espère simplement que je continuerai à croiser sur ce support 99% de gens ouverts d’esprits et sympathiques, comme c’est le cas aujourd’hui.
Merci Dave pour ces infos sur toi, mais aussi pour tes points de vue sur les pratiques. J'espère que tu n'auras pas trop d'ennemis à partir de maintenant... ;-)
Je sais aussi que la photographie fait de plus en plus partie de tes activités... Saches que JP'Action espère bien héberger quelques photos de toi quand tu le
souhaiteras...
Eric est lui aussi un rider de la première heure en SUP. Il administre depuis les Iles Canaries son site www.supfrance.com, qui commence à bien bouger pour notre sport, et compte chaque semaines un peu plus de connections.
Je lui ai demandé de répondre à quelques questions afin de mieux le
connaitre...
Peux-tu te présenter en quelques mots, et raconter ton vécu
marin ?
J’ai toujours été passionné par l’océan et les sports nautiques, j’aime le surf
autant que la voile, bien qu’entre 17 et 25 ans j’ai surtout été windsurfer. J’ai toujours essayé d’avoir au moins une planche de surf dans mon quiver.
En Australie j’avais une copine kayakeuse. Elle m’a introduit dans ce nouveau monde et avec le SUP, j’ai désormais le meilleur des 2 !
Depuis quand fais-tu du SUP, et comment y es-tu
venu ?
Le premier SUP que j’ai vu c’était un local de Margaret River, durant l’hiver
2005-2006 (l’été là-bas)
Début 2007 j’ai fais un trip à Hawaii et j’ai pu voir comment tout le monde était en train de s’y mettre. Dès mon retour à Perth je m’y suis mis sérieusement et j’ai commencé à laisser tomber
toutes les autres pratiques !
Quelles planches as-tu utilisé, aimé, adoré... de tes débuts à
maintenant ?
J’ai débuté sur une mistral pacifico 12’ et quelques autre planches que
j’empruntais à droite à gauche. Ensuite j’ai acheté une Gong 9’11 d’occase que j’ai ridé près de 9 mois. Ensuite, lors de mon dernier séjour en Australie j’ai utilisé une Laird 10’ pendant 3
mois... En ce moment j’utilise une Oxbow 9’6 pour les vagues et je suis à la recherche d’une planche de downwind.
J’ai adoré toutes les planches que j’ai eu, et quasiment toutes celles que j’ai essayé.
Mes autres coups de cœur seraient pour la Starboard 11’2, la naish 10’6 et la Naish 9’6... Je meurs d’impatience d’essayer les nouvelles PSH (Paddle
Surf Hawaii) et je serais curieux de tester la fameuse Gong NFA. Enfin, j’ai un très bon souvenir de la Jimmy Lewis 10’, sans oublier les C4 qui ont des shapes incroyables…!
Session(s) inoubliable(s) ?
Les sessions de SUP à Gnaraloo en Octobre 2007... Les jours de gros de l’hiver qui vient de se terminer... Les jours ou j’ai
hésité avant d’aller à l’eau tellement c’était pourri, mais ou finalement j’ai bien rigolé... Les jours où il y avait tellement de vent et de courant que je pensais que je n’y arriverai pas, et
que finalement j’ai réussi... Les sessions au couché du soleil... Les sessions au lever du soleil... Les sessions avec me potes de Fuerteventura...
Les sessions où on était plus de 10 SUP au line up à Perth, tous copains... Les sessions en solo alors que toute la côte sature de monde... Les premières sessions ou j’avais tout à apprendre...
La session d’hier ou (une fois de plus) je me suis rendu compte que je ne suis qu’un éternel débutant… Je crois que jusque là, toutes mes sessions sont inoubliables !!!
Comment vois-tu l’avenir du SUP pour toi, et pour le sport
?
L’avenir du SUP pour moi…ce sera continuer à rider autant que possible dans les vagues
mais également trouver des partenaires pour faire des gros downwinds (c’est mieux d’être au moins 2 pour des raisons de logistique !) et les jours sans vagues et sans vent, des randos
tranquilles avec une ligne de traine et attendre que ça morde !
Concernant l’avenir du sport…
On commence à voir des mecs qui se détachent du lot, des mecs qui s’investissent à 100% dans le SUP, cet hiver le niveau en vague à explosé...
Ce printemps, c’est en eau vive que le SUP va faire un grand pas en avant... Cet été ça va se développer en lacs
sous forme d’initiation, fitness et funny races et en mer, en downwinds.
Les shapes et les pratiquants vont se spécialiser dans les différentes disciplines, les contests vont se développer, le SUP c’est génial pour un organisateur. Quoi qu’il arrive il va y avoir de
l’action, pour les compétiteurs c’est cool aussi de savoir qu’ils ne vont pas passer le week-end sur le parking !
Le SUP est là pour rester, et maintenant cela dépendra également de nous, les pratiquants... On parle beaucoup du respect sur les spots de surf et c’est bien mais ce n’est pas tout...
C’est génial de voir que la fédé de surf nous prend sous son aile et que des clubs de SUP font leur apparition.
C’est important que quelqu’un qui n’a aucune connaissance du milieu aquatique et des règles qui l’accompagne puisse être bien encadré dès le début plutôt que de provoquer tensions et problèmes sur un spot, les freeriders pourront freerider tranquille, les compétiteurs pourront joindre un club, prendre une licence et être couvert par une assurance. Et les néophytes auront le choix entre apprendre par leurs propres moyens ou joindre une structure qualifiée.
Merci Eric pour tous ces points de vue, venant d’un rider présent à l’eau toute l’année... A bientôt sur www.supfrance.com
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